La Cité U soigne ses poumons

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Photo: PHB/CoopeticCe qui fait que l’atmosphère de la Cité internationale universitaire de Paris est si particulière, est notamment dû à sa fonction transitoire. C’est là que depuis des dizaines d’années des milliers d’étudiants logent et travaillent avant d’aller au devant leur destin. L’un des plus grands parcs de Paris, le troisième exactement, se met, depuis le début du mois de décembre jusqu’au mois de janvier, à l’unisson de la Cop 21, avec pour ambition – durable – de devenir le premier éco-campus de Paris.

La Cité du boulevard Jourdan, c’est la planète Terre à l’échelle réduite avec beaucoup de pays, chacun représenté par un bâtiment d’hébergement, comme celui du Maroc, de l’Argentine ou encore du Liban et bientôt, rare nouveauté en ces lieux, la construction de la Maison de l’Ile-de-France. On y trouve une grande variété de styles architecturaux.

Les douze mille étudiants de quelque 140 nationalités qui trouvent ici à se loger pour la durée de leurs études ont de la chance. Les trente-quatre hectares du site, en plus d’être très agréables pour qui s’y promène, en faisaient bien avant l’heure de la Cop 21 l’un des poumons de la capitale, entre le boulevard périphérique et le boulevard Jourdan du XIVe arrondissement de Paris.

À partir des premiers jours de décembre, les grilles de l’enceinte se garniront de photographies destinées à sensibiliser le public et les étudiants aux enjeux climatiques. Une sculpture de l’artiste danois Jens Galschiot trônera dès l’entrée. Ce sera un ours polaire empalé sur une courbe figurant l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère depuis l’ère préindustrielle jusqu’à nos jours. Cette œuvre symbolisera l’engagement de la Cité en faveur de la protection de la planète, matérialisé en 2009 par la signature de la charte “Cité Durable”.

Exemple architectural au sein de la Cité. Photo: PHB/Coopetic

Exemple architectural au sein de la Cité. Photo: PHB/Coopetic

D’ici à 2020, le lieu entend réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre, augmenter dans la même proportion son utilisation d’énergies renouvelables et réduire toujours au même taux sa consommation énergétique. Mathématiquement, l’élaboration du bilan risque d’être pour le moins ardue.

Le programme vertueux du campus aux 2 100 arbres est vaste, depuis l’entretien de cinq ruches implantées en 2004, la création d’un jardin partagé, la protection des 52 espèces d’oiseaux sédentaires ou migrateurs, des constructions (Maison de l’Ile-de-France) ou rénovations exemplaires (Pavillon Victor Lyon), jusqu’à une gestion des déchets optimisée.

La Cité internationale universitaire de Paris est bien peu connue du grand public, lequel ignore encore qu’il est possible de s’y promener sans être étudiant. Juste en face, le parc Montsouris est nettement plus fréquenté. Ce qui fait que les allées de la Cité sont beaucoup plus calmes et donc empruntées par les amateurs de tranquillité. On en ressort toujours rafraîchi par cette ambiance à la fois jeune et internationale, au milieu de ce concentré planétaire en réduction où se côtoient tant de pays qui, du moins sur place, ne se font jamais la guerre.

PHB

Allées propices à la promenade au sein de la Cité. Photo: PHB/Coopetic

Allées propices à la promenade au sein de la Cité. Photo: PHB/Coopetic

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