La gare Rosa Parks décompte son carbone

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La nouvelle gare Rosa Parks. Photo: PHB/CoopeticEncore bien vide mais ça va venir, la toute nouvelle gare Rosa Parks affiche, il va falloir s’y faire, son bilan carbone. Au regard de certaines échéances, une part des bénéfices en économie carbone ne sera vérifiable que par des gens encore assez jeunes.

Selon les calculs affichés sur la page web dédiée à cette gare implantée dans le 19e arrondissement et reliant la banlieue est à la gare Saint-Lazare, il faudra attendre 2032 pour que les gaz à effet de serre dus au chantier soient compensés et 2066 pour une économie carbone substantielle engendrée par le trafic voyageurs. L’équivalent en pollution, nous dit-on, de 30.000 allers et retours Paris-New York.

On essuie encore les plâtres de cette gare qui s’appelait autrefois Evangile à proximité de celle d’Est-Ceinture laquelle permettait de relier Strasbourg. Le style architectural, réussi si on aime la sobriété et les perspectives, est d’autant plus visible que peu de gens encore l’empruntent ce qui favorise l’observation. Du béton, mais aussi du bois et du verre avec de belles rampes d’accès puisque les quais sont en hauteur. Les nombreux immeubles en construction dans ce quartier sauvé de la sinistrose par un louable effort urbanistique, devraient à terme fournir le trafic correspondant aux vastes espaces internes. On en attend 85.000 par jour qui pourront gagner la gare du Nord en trois minutes et la gare Saint-Lazare en sept minutes seulement. Comme de juste l’ensemble a sa station de vélos de location.

Le chantier aura coûté, sous (prudente) réserve d’expertise ultérieure, cent trente millions d’euros, dont la moitié (51,2%) assurée par la Région Ile-de-France, 25,7% par la ville de Paris, 22,7% par l’Etat et 0,4% par la SNCF.

Cette gare porte le joli nom de cette afro-américaine qui, en 1955 à Montgomery, refusa de céder sa place à une femme blanche dans un bus et d’aller s’asseoir au fond. Arrêtée par la police elle sera à l’origine du mouvement qui verra l’abolition des lois ségrégationnistes aux Etats-Unis. Ces lois, dites « Jim Crow Laws » étaient entrées en vigueur en 1865. Il aura fallu atendre 1964 pour qu’elles soient toutes abolies par le Civil Rights Act.

PHB

Rampes d'accès et perspectives de la gare Rosa Parks. photo: PHB/Coopetic

Rampe d’accès et perspectives de la gare Rosa Parks. photo: PHB/Coopetic

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