L’hydrogène tient ses assises

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Symbole du dihydrogène. Illustration: PHB/JDCL’Association française pour l’Hydrogène et les Piles à Combustible (Aphypac) ne pouvait pas choisir meilleur écrin que le Parc Floral en plein bois de Vincennes pour tenir ses premières assises. Les jeudi 4 et vendredi 5 février verront converger en ce lieu dûment oxygéné par la flore environnante, les industriels de la filière, scientifiques et décideurs autour de l’atome d’hydrogène si meilleur pour le climat que les énergies fossiles.

Mobilité, stockage de ce gaz propre, toutes les solutions seront passées en revue et il sera même possible pour les visiteurs d’essayer des véhicules électriques combinant pile à combustible et hydrogène dont la vertu essentielle est de ne rejet que de la vapeur d’eau.

On en saura peut-être davantage sur ce qui retient les pays développés de donner un coup d’accélérateur sur cette technique à même de réconcilier tout le monde. Un véhicule électrique à hydrogène a l’insigne avantage de faire le plein de H2 (symbole du dihydrogène) en trois à cinq minutes (au lieu de plusieurs heures pour un véhicule électrique classique) pour un prix équivalent à plein de gazole et dispose d’une autonomie de 500 kilomètres soit quatre à cinq fois plus que son homologue équipé de simples batteries. Le tout dans un silence de cathédrale.

Lorsque l’on interroge les acteurs de cette filière, c’est toujours le même refrain que l’on entend, en prêtant toutefois l’oreille car il est en général chuchoté. Il ne faut n’y gêner les constructeurs automobiles français qui ont misé sur d’autres technologies (hybrides ou tout électriques) et, avec une certaine cohérence il est vrai, encore moins fâcher l’industrie électrique tricolore , EDF en tête, qui a besoin d’écouler sa marchandise issue de ses centrales.

C’est une vraie course lenteur qui est actuellement engagée, une compétition à bâiller d’ennui tellement il est urgent de ne pas parler de cette énergie de substitution dont le groupe Air Liquide  est la figure de proue.

Outre des voitures, l’hydrogène peut faire rouler des bus, fonctionner des chariots élévateurs ou servir de générateur propre sur des sites isolés. Actuellement ce gaz permet aussi de nettoyer le pétrole de ses sulfures et c’est à cela qu’au 2/3, la production spécifique d’Air Liquide est utilisée.

Pour devancer les critiques ayant trait à la sécurité des réservoirs équipant ses futurs modèles (actuellement commercialisés), les ingénieurs de Toyota (très en avance dans ce domaine) avait révélé en 2014 avoir utilisé des armes à feu pour tester la sécurité des contenants. On ne saurait mieux dire.

PHB

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