Faire parler l’ozone

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L'Antarctique. Illustration: PHB/JDC

L’Antarctique. Illustration: PHB/JDC

L’ozone et sa couche, l’ozone et son trou ont-ils quelque chose à dire sur les variations climatiques inopportunes dont est jugée responsable l’activité humaine? C’est ce que va tenter de savoir le Chili en implantant une plateforme dotée d’appareils de mesure dans la partie du territoire arctique dont il a la responsabilité.

Selon le chercheur, Raoul Cordero qui s’exprimait dans un communiqué de presse relayé par l’agence Xinhua, il s’agit d’étudier un phénomène saisonnier puisque « la couche d’ozone est détruite par les gaz produits entre septembre et décembre chaque année, et cela est accéléré par les températures basses dans la stratosphère antarctique pendant cette période« .

Lorsque les températures augmentent à la fin du printemps austral, l’accroissement du trou s’arrête et il semblerait l’ozone venu de l’hémisphère nord contribue alors à combler le vide ainsi créé, a en substance détaillé le chercheur.

Il n’est pas évident que le « trou » dans la couche d’ozone qui nous protège du soleil ait un rôle dans la variation climatique telle qu’elle est dénoncée. Tout ce qu’il est possible de dire à l’heure actuelle est que dans les deux cas, l’activité humaine en est la cause ce qui peut contribuer à semer la confusion. C’est là tout l’intérêt de la démarche chilienne que d’apporter des éclaircissements scientifiques sur ce point précis.

Ce que l’on sait moins est que la couche d’ozone est une vieille découverte française à une époque où les moyens d’analyse de la haute atmosphère n’avaient pourtant pas grand-chose de commun avec les possibilités d’aujourd’hui. Selon la page Wiki, son existence à environ trente kilomètres d’altitude a été mise en avant par deux chercheurs tricolores en 1913. Elle ne laisse passer, sauf en cas de trou (découvert dans les années 70), que 50% du rayonnement solaire dans la troposphère c’est à dire là où nous respirons.

Son principal ennemi répertorié sont les chloroflurocarbonates (CFC) notamment utilisés depuis presque cent ans dans les bombes aérosols avec un  effet retard dont les conséquences seront encore perceptibles dans plusieurs générations. La communauté internationale s’est mis d’accord pour arrêter les CFC qui ont été remplacés par des substituts  (hydrochlorofluorocarbures, utilisés pour la climatisation) mais il semble qu’ils ne valent guère mieux pour l’effet de serre et que le processus de leur interdiction serait déjà en cours de gestation.

Ce qui reviendrait à dire qu’il faut arrêter la clim du moins telle qu’elle fonctionne actuellement pour suer davantage au bénéfice d’un climat apaisé et du rebouchage à l’enduit de la couche d’ozone. Cela ne va guère être simple à expliquer.

PHB

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