Dijon, la ville polyclimatique

PartagéShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn
Flanc de tramway à Dijon. Photo: PHB/JDC

Flanc de tramway à Dijon. Photo: PHB/JDC

A l’instar de plusieurs villes européennes la ville de Dijon a refait son centre-ville afin de rééquilibrer les modes de déplacement. Des tramways affichaient encore au mois de mars leur comportement atmosphérique vertueux dans la suite de la Cop21. Sur leurs flancs il était loisible de lire: que la municipalité « s’engage pour le climat ». Désormais tout comme certaines localités italiennes telles Padoue ou Ferrare, le centre-ville est entièrement réservé aux piétons.

La réglementation est même assez stricte puisque les usagers à vélo sont priés de rouler au pas dans les secteurs de l’hyper centre. Le piéton est roi et le samedi la densité de la foule masque les charmes de la ville avec une efficacité semblable aux flux automobiles. C’est la rançon du succès. Mais le dimanche, quand les boutiques sont presque toutes fermées, circuler à pied sans crainte de croiser une voiture rend la capitale bourguignonne bien agréable à découvrir.

Après de longs mois de chantier dus à la réimplantation du tramway, les Dijonnais ont fini par récupérer une cité aux transports réorganisés, avec notamment une flotte d’une centaine d’autobus hybrides dotés de moteurs électriques, alimentés par des moteurs diesel de faible cylindrée, couvrant 90% des transports. La ville revendique l’ambition de faire passer la part globale de l’automobile de 53 à 40% des déplacements. En centre-ville, elle a quasiment disparu.

Dijon est aussi, les touristes l’ignorent souvent, une ville polyclimatique. Tout simplement parce que les terroirs viticoles souvent prestigieux qui l’entourent, sont tout bonnement appelés « climats ». Ces « climats »  qui désignent jusqu’à chaque parcelle, ont même été inscrits en 2015 au patrimoine mondial de l’Unesco. Rien qu’entre Dijon et Santenay, sur une distance de soixante kilomètres, l’on compte 1247 climats sur un total de 1500. Ils se répartissent entre les cépages Pinots noirs pour les rouges et Chardonnay pour les vins blancs. En général les vins là-bas sont excellents (avec des exceptions difficiles à accepter dans certaines boutiques pour touristes) et s’engager sur place pour le climat, si l’on joue un peu sur les mots, compte bien des agréments adossés à un indiscutable alibi.

PHB

 

 

PartagéShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn