L’air ambiant oui mais pas celui du dessous

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Deux informations essentielles sont venues se télescoper ces derniers jours. La bonne est que l’air ambiant s’est amélioré en France selon une étude du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) et ce bien que les normes en vigueur se durcissent régulièrement. Moins de dioxyde d’azote, moins d’ozone, moins de particules: « les tendances à la baisse des niveaux de particules et des pics d’ozone se confirment, voire s’accentuent »  est-il noté.
La seconde nouvelle, nettement moins agréable, est venue de la section transports de la CFDT, attestant mesures à l’appui, que la pollution de l’air dans les transports souterrains est jusqu’à 16 fois supérieure à celle que l’on trouve en surface. Et il ne s’agit même pas d’une pollution descendante mais bel et bien d’une dégradation  de l’air produite sur place par les freins, les pneus des trains ainsi que l’utilisation en sous-sol de véhicules d’entretien fonctionnant à l’essence.

Si bien qu’à Paris, admettons un jour de pluie comme il y en a tant eu en septembre, ceux qui renonceraient bravement à leur voiture où à tout autre moyen de transport individuel y compris vélos et toutes sortes d’engins modernes sortis récemment de la science fiction, se verraient contraints de choisir entre entre des transports en commun de surface et le métro/RER. Pour ceux qui choisissent le bus, cela nécessite un peu de chance, c’est à dire que rien ne vienne perturber la circulation, comme l’organisation d’un événement quelconque ou l’aménagement d’une voie cyclable. Ceux qui se reporteraient sur le tramway, à vrai dire un bel exemple de fluidité rarement contraint par le trafic, ils se verraient juste limités à faire le tour de la capitale en méditant sur les risques sanitaires qu’il y aurait à y pénétrer. Et puis il y a les fameux transports souterrains. Il est quand même piquant que l’on restreigne les possibilités de déplacement en surface au nom de la qualité de l’air tout en conseillant notamment l’usage du métro et du RER. Non seulement l’oxygène y est bien rare quand les voyageurs y sont compactés comme des sardines, au hasard la ligne 13 aux heures de pointe, mais on sait maintenant, ce dont la communication municipale se garde bien parler, que le risque sanitaire lié à la pollution de l’air ambiant sous la surface est le pire qui soit. C’est un syndicat de salariés qui a donné ces informations il faut le mentionner au contraire de cette com’ incessante qui en appelle à notre sens civique en taisant les risques.

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